Elisabeth Le Coze
Château de la Bertrandière, L’Etrat, 42 – L’Amateur d’Art (septembre 1996)
Toute la peinture de LE COZE semble naître d’une étroite complicité entre l’artiste et son motif inspirateur. Jeux subtils de couleurs, ombre fluide, lumière dorée, délicats passages en degrés chromatiques, vigueur qu’une sensibilité à fleur de peau garde de toute violence, font des œuvres de E. Le Coze un plaisir pour les yeux et une évasion pour l’esprit, une évasion dans un monde quotidien dont l’artiste nous rappelle qu’il est prodigue de beauté pour qui sait en dresser l’inventaire. E. Le Coze est, à n’en pas douter de ceux-là.
Jacques Dubois
Galerie Médicis, Paris – L’Amateur d’Art (mars 1985)
Il semble que Le Coze et la lumière aient conclu un pacte de mutuel échange ; celle-ci lui livrant les secrets de ses vibrations, toutes les beautés de ses apothéoses éphémères, à charge pour le peintre de les appréhender et fixer à jamais sur la toile. Alors, dans de rectangle de la fenêtre d’une « Cuisine jaune » explosent de somptueuses rutilances florales, et le jardin de « La maison d’Eliane » se gorge du soleil de l’été. Entrons dans cette silencieuse demeure , pour y admirer un « Bronze couronné de fleurs » dont un souple graphisme souligne les formes, cependant que plus loin ce bouquet répète ses couleurs dans le miroir d’un salon. L’été s’est enfui faisant place au mélancolique automne et le « Ciel gris en Haute-Loire » s’éclaire du passage d’un nuage rose. Puis, est venu l’hiver, figeant toutes choses sous sa froidure et c’est alors, la symphonie en blanc de la « Neige en Forez ». Et toujours, sublimant les couleurs, cette fée-lumière, tantôt éclatante, tantôt voilée. Quand à la facture, elle fait part égale à la puissance et la sensibilité. Puissance, la large touche modelée, le coloris qui, pour atteindre à une singulière intensité ne déborde jamais sur l’excès ; sensibiité, la traduction du particulier climat d’un site avec lequel, à n’en pas douter, l’artiste s’est totalement acordé à l’unisson. Car chaque composition de Le Coze relève d’un grand moment d’émotion qu’il nous communique, à l’état pur. Une poétisation du monde, un art marqué au sceau de la sincérité : E. Le Coze.
Jacques Dubois
Galerie Cambacéres, Paris – Les Nouvelles Littéraires (novembre 1973)
La nouvelle exposition de la galerie Cambacéres, consacrée à Elisabeth Le Coze donne amlple satisfaction aux amateurs qui suivent le travail de cette artiste. On aime la stabilité de son œuvre, les couleurs justes, et son art du détail très personnel.
Robert Vrinat
Galerie Cambacéres, Paris - Le Peintre (mai 1972)
Des paysages à la structure affermie mais aucunement lourde, pages baignées d’une lumière exacte et variée selon les circonstances de situation, de saison et donc d’une coloration toujours différente selon la qualité d’un ciel fugace, pages animées par les gestes saisissables de la création, gestes pourtant mesurés, l’auteur ayant l’élégance de laisser respirer la nature ; il s’agit des petits formats mais ce n’est- pas du tout- une petite exposition.
Jean Chabanon